La longueur d'avance




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Qui se rappelle devoir aller chercher son contenu? Physiquement. Embarque dans l’auto, on s’en va au club vidéo choisir deux cassettes pour la fin de semaine. Location gratuite d'un vieux film avec une nouveauté. Les nouveautés étaient affichées bien en évidence et le parcours était simple; on marche le long du mur en faisant le tour des pochettes de films, classés par catégorie. Très peu de débats ici, dans ma famille, on y allait pour le gros « blockbuster » du moment. Les bandes-annonces avaient accompli leur travail avant même qu’on arrive.
Le choix de l’autre « vieux » film était plus complexe. Grande négociation, jeu d’influence, et tellement de variétés qui remontaient des décennies…la navigation des rangées du milieu pouvait devenir un parcours épuisant. On tombait aussi dans les goûts personnels.
L’accès au contenu est plus passif aujourd’hui. Plus besoin de sortir, Netflix s’en charge. Chat GPT m’épargne une visite de blog obscure. On ne parle plus des tonnes de copies, mais plutôt d’une consommation illimitée et démocratisée du contenu en tout temps. Plus de recherche laborieuse dans des rangées disparates, la technologie personnalise, structure et recommande des résultats en moins de temps qu’il n’en faut pour rembobiner une cassette (vraiment, vraiment beaucoup moins).
Pour une marque, la stratégie des bandes-annonces peut encore porter fruit, mais est-elle complète dans la réalité média de personnalisation et recherches en tout temps? La croissance d’une marque ne tient plus qu’à sa part de voix. Il faut également être entendu, crédible et pertinent. D’autres voix doivent se joindre à celle d’un annonceur pour livrer avec justesse cette pertinence. Le terme « influence de marque » est plus apte à décrire l’ensemble des expertises qui donnent une longueur d’avance pour générer de la croissance.
Cette influence est donc souvent livrée à la troisième personne, portée par proxy; créateurs de contenu, LLMs, commentaires et évaluations, etc. Notre positionnement, nos valeurs de marque et la recommandation de nos produits dépendent de notre agilité à rendre notre contenu accessible là où le consommateur cherche ses réponses. On doit se démarquer dans les rangées du milieu. La découvrabilité d’une marque et de son contenu dépend d’abord de sa compréhension profonde du consommateur et des besoins pour lesquels elle peut être légitime, puis considérée. Vient ensuite sa capacité à produire et à positionner son contenu habilement selon le format, la plateforme, les codes culturels, le moment et les itérations qui maximiseront les opportunités d’engager avec une marque. Délaisser momentanément le ciblage, pour se laisser trouver.
45% des gens affirment que l’IA compte plus que les publicités dans leur parcours décisionnel.*
Délaisser le contrôle. Un art qui vient pourtant avec une rigueur accrue, puisqu’il faut savoir comment choisir les créateurs de contenu appropriés, comprendre ses leviers GEO, anticiper et mesurer l’impact, aligner ceci avec le reste des actions média, intégrer le « owned » ou l’organique…tout cela nécessite des capacités marketing avancées, supportées par des données unifiées et fiables. Ces nouvelles capacités uniques sont développées chez Touché et mises entre les mains des clients à l’heure actuelle, en co-développement avec les médias qui mènent l’innovation.
Les marques qui savent être découvrables dans ces fameuses rangées du milieu ont accès à un potentiel d’authenticité et de pertinence sur le quotidien des consommateurs, voir même une contribution aux communautés. Pour qu’un consommateur vienne vers une marque, espérer qu’il trouve la dernière copie derrière une pochette sur la tablette du bas vous engendrera des frais de retard. La qualité du contenu et votre stratégie de découvrabilité feront de votre marque un classique toujours en vue.
La longueur d’avance en matière de découvrabilité pour votre marque démarre avec une vigie de votre positionnement sur les plateformes d’influence, ce que nos experts livrent au quotidien. Au plaisir d'être le complice de votre croissance!
*Source : Sondage OMG, É-U, Automne 2025
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Le Super Bowl demeure l’un des rares moments où la culture et la publicité sont en parfaite symbiose (autre que le Bye Bye). Ce n’est pas seulement un moment phare pour le sport et le divertissement – c’est aussi l’un des seuls moments où la publicité est véritablement attendue. Les téléspectateurs ne sautent pas les pubs : ils les commentent, les classent, et les partagent. Pour les marques, le Super Bowl est à la fois un jackpot culturel…et un moment de vérité.
Cette année, les enjeux étaient plus élevés que jamais. Un message de 30 secondes à la diffusion américaine coûtait 10 millions de dollars, soit 2 millions de plus que l’an dernier. À ce prix-là, aucune place pour du travail ennuyeux ou oubliable. Chaque seconde doit mériter sa place dans la conversation culturelle.
Comme prévu, les suspects habituels étaient au rendez-vous. Des marques comme Budweiser, Pepsi et Volkswagen ont repris leur siège à la table la plus chère de la publicité, confirmant leur conviction de longue date : le Super Bowl, ce n’est pas qu’un achat média, c’est une question d’héritage publicitaire.
Comme toujours, l’analyse d’après-match a suivi rapidement. Des classements indépendants comme ceux de System1 et Ad Meter ont livré leur verdict sur les pubs qui ont réellement marqué.


Ce qui s’est démarqué cette année
Un constat frappant : 7 marques sur 10 ont diffusé leur publicité avant le botté d’envoi. Cette stratégie répond à deux objectifs. D’abord, réduire le risque d’être manqué pendant la diffusion du match. Ensuite, permettre à la création de prendre son élan – et même de devenir virale – avant le jour du mach. Pepsi, Anthropic et Instacart ont particulièrement bien tiré leur épingle du jeu, leurs messages générant de l’attention bien avant le premier coup de sifflet.
Autre tendance notable, un virage vers l’humanité, l’émotion et l’expérience partagée. Parmi les récits les plus touchants :
Lay’s – Last Harvest : une réflexion puissante sur l’héritage
NFL – Champion : un message centré sur l’empowerment
Dunkin’ – Good Will Dunkin’ : un plongeon assumé dans la nostalgie des années 90
Google – New Home : une démonstration qui rend l’IA profondément humaine
Et si le duel Seattle Seahawks vs New England Patriots était la rivalité officielle du match, le drama du Super Bowl s’est aussi joué dans les pauses publicitaires. Pepsi s’est amusé à raviver sa longue rivalité avec Coca-Cola, tandis que l’intrigue la plus inattendue de Super Bowl, Anthropic a lancé une petite flèche à OpenAI, prouvant que le Super Bowl est aussi un terrain de jeu pour les batailles des marques.
Cela dit, le plus grand gagnant culturel de la soirée n’est pas une marque, mais le spectacle de la mi-temps. Bad Bunny a livré une performance enracinée dans la culture portoricaine, célébrant l’inclusion et la joie. Énergétique, authentique et portée par un vrai savoir-faire artistique, il a fait danser tout le monde, peu importe la langue.
À retenir ?
Au Super Bowl, la publicité performe lorsqu'elle raconte une histoire que l’on ressent. Maintenant que le match est derrière nous, les regards se tournent vers un autre grand moment mondial : les Jeux olympiques de Milano Cortina – un autre carrefour où la culture, le patriotisme et le storytelling de marque se rencontrent. Parmi mes annonces préférées : Canadian Tire, Bell Media, Intact Insurance et Michelob Ultra.
Parce que que ce soit le football ou la flamme olympique, la règle reste la même : racontez une grande histoire…ou abstenez-vous !